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Questions fréquentes |
Les produits pour masquer ou réguler la transpiration : composition, différences…
1. Quelle est la différence entre un déodorant et d’un anti-transpirant ?
Les déodorants permettent de diminuer et masquer les odeurs corporelles. Ils contiennent essentiellement un parfum et un ou plusieurs agents anti-bactériens dont l’alcool est le plus courant. Ils n’ont pas d’action destinée à réduire la transpiration. Arrivés sur le marché Français à la fin des années 90, les anti-transpirants permettent également de diminuer les odeurs corporelles mais ils possèdent une action supplémentaire de réduction de la transpiration en contrôlant l'écoulement de la sueur au niveau des aisselles. Ils contiennent du parfum et des actifs de type sels d’aluminium (Aluminium Chlorohydrate ou Aluminium Chlorohydrate Zirconium Glycine complexe) qui, d’une part, possèdent une action anti-bactérienne et, d’autre part, permettent de réduire le flux de transpiration. L’innocuité de leurs ingrédients fait l’objet de contrôles très rigoureux, l’ensemble de ces produits devant satisfaire à des règles de sécurité très strictes.
Références : Unilever. Déodorants et antitranspirants. http://www.antiperspirantsinfo.com/french/01a.php, accédée le 14/03/2007. Laden K and Felger CB (Eds). Antiperspirants and Deodorants 2nd Edition. NY and Basel: Marcel Dekker Inc (Cosmetic Science and Technology Series, vol 20), 1999.
2. Qu’est-ce que la pierre d’alun et quelle est la différence avec les déodorants classiques ?
Dans certaines régions d'Asie, la population se frictionne les aisselles avec des cristaux d'alun broyés pour réduire sa transpiration. Ces cristaux d’alun sont souvent commercialisés comme une alternative « naturelle » aux anti-transpirants. Le cristal d'alun est un sel d'aluminium au même titre que les sels d’aluminium classique comme le Chorohydrate d'aluminium (ACH), ou encore l’Aluminium Chlorohydrate Zirconium Glycine complexe (AZAG) présents dans les anti-transpirants modernes. La pierre d’alun ne possède pas une activité anti-transpirante importante, contrairement aux sels d’aluminium classiques. Après avoir été humidifiée, elle agit contre les odeurs de transpiration en laissant une fine couche saline sur la peau qui combat les bactéries à l’origine des odeurs corporelles. Ainsi, qu’elle soit naturelle ou de synthèse, la pierre d’alun contient toujours des sels d’aluminium.
Référence : Unilever. Déodorants et anti-transpirants. http://www.antiperspirantsinfo.com/french/04.php#11, accédée le 10/11/2010.
3. Les déodorants naturels ou bio sont-ils meilleurs pour la santé ?
Les cosmétiques « bio » doivent, tout comme les cosmétiques « classiques », respecter le principe de non dangerosité pour la santé humaine dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d’utilisation. Contrairement à certaines perceptions, les ingrédients et produits naturels ou « bio » ne sont intrinsèquement pas plus sûrs que les ingrédients et produits synthétiques. Les produits cosmétiques « bio » répondent en premier lieu à des critères vis-à-vis de l’origine des matières premières et de leur mode de culture. Or, que le produit cosmétique soit “bio” ou non, celui-ci se doit d’être sûr pour la santé des patients. Ainsi, les consommateurs peuvent utiliser des déodorants naturels ou non, bio ou non en toute confiance pour leur santé.
Référence : Afssaps. Informations sur les produits cosmétiques. Questions/Réponses. Octobre 2008. 4. Certains formats d’anti transpirants sont-ils plus efficaces (spray, bille, stick) ?
Une grande variété de produits (déodorants et anti-transpirants) et de formats (spray, bille, sticks) sont disponibles sur le marché pour permettre de répondre aux attentes et aux besoins de chacun. L’efficacité d’un anti-transpirant est directement fonction du type d’ingrédient actif utilisé et de son pourcentage. Aux Etats Unis, la règlementation (FDA) définit qu’un anti-transpirant doit réduire au minimum la transpiration de 20 % (selon un protocole standardisé réalisé en chambre chaude à 40°C, sous 40 % d’humidité relative). En Europe, cette réglementation n’existe pas mais le plus souvent les industriels s’engagent à respecter cette même règle dans tous les pays. Les anti-transpirants ont une efficacité supérieure à celle des déodorants puisqu’ils réduisent le flux d’humidité contrairement aux déodorants qui n’agissent que sur les odeurs corporelles. Cette efficacité peut varier selon les formats : • Spray : entre 20 et 45 % environ d’efficacité anti-transpirante obtenue après une application sèche largement utilisé; • Bille : entre 20 et 45 % environ d’efficacité anti-transpirante et la possibilité de contenir par exemple des agents hydratants pour prendre également soin de la peau ; • Stick : jusqu’à 55 % d’efficacité anti-transpirante. Tous ces produits sont conçus avec une durée d’action minimale de 24 heures qui peut se prolonger jusqu’à 48 voir 72 heures pour certains.
Référence : Clinical evaluation of antiperspirants and deodorants. John E. Wild, James P. Bowman and Linda P. Oddo
Les composants des déodorants / anti-transpirants et leur impact sur la santé
5. Est-ce que les sels d’aluminium présents dans les anti-transpirants provoquent le cancer du sein ?
L’innocuité de tous les ingrédients entrant dans la composition des déodorants et anti-transpirants est évaluée par des experts agréés en toxicologie et fait l’objet de contrôle très rigoureux. L’ensemble de ces produits doit en effet satisfaire à une réglementation et à des règles de sécurité très strictes. L’utilisation des sels d’aluminium aux propriétés anti-transpirantes démontrées et reconnues est autorisée par la réglementation cosmétique comme l’ont rappelé les experts de la commission de cosmétologie de l’Afssaps dans un avis rendu en 2004 Face à la diffusion d’une rumeur sur les sels d’aluminium présents dans les anti-transpirants et le cancer du sein, un Groupe d’experts français a analysé l’ensemble de la littérature scientifique disponible à ce sujet et a publié en septembre 2008 dans le Bulletin du Cancer, les conclusions de ses recherches. Parmi les articles étudiés, beaucoup sont peu rigoureux sur le plan méthodologique et n’apportent pas de réponse à la question posée. Une seule étude menée avec rigueur sur le plan méthodologique a été publiée par le Journal of the National Cancer Institute en 2002. Cette étude a analysé une large population de plus de 1 600 femmes âgée de 20 à 74 ans (813 femmes atteintes de cancer du sein et 793 témoins indemnes) dans laquelle 90 % des sujets utilisaient des déodorants. En conclusion, les auteurs confirment l’absence d’un lien entre l’utilisation d’anti-transpirants et le cancer du sein. Cette conclusion rejoint celles des Autorités de Santé française et américaine. L’analyse approfondie de l’ensemble des données disponibles n’a pas permis d’identifier un caractère nocif des sels d’aluminium. Ainsi, l’utilisation d’anti-transpirants ne constitue pas un risque de cancer du sein
Références : Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA). Directive cosmétique 76/768/CEE consolidée. Avril 2009 Mirick DK, Davis S, Thomas DB. Antiperspirant Use and the Risk of Breast Cancer. J Natl Cancer Inst. 2002 Oct 16; 94(20):1578-80. Namer M, Luporsi E, Gligorov J et al. L’utilisation de déodorants/antitranspirants ne constitue pas un risque de cancer du sein. Bull Cancer 2008 ;95(9) :871-80. Afssa, Afssaps, Institut de Veille Sanitaire. Evaluation des risques sanitaires liés à l’exposition de la population française à l’aluminium. Eau, aliments, produits de santé. Novembre 2003 : 1-192. Afssaps. Evaluation du risque lié à l’utilisation des aluminiums dans les produits cosmétiques. Bulletin Vigilance 2006 ; 31 : 3
6. D’où vient la rumeur sur les déodorants et le cancer du sein ?
La rumeur selon laquelle l’utilisation des anti-transpirants serait un facteur de risque du cancer du sein est née sur Internet en 2003. Initialement colportée à travers un mail signé par Gabriela Casanova Larrosa, professeur au Département de Biologie Cellulaire de la Faculté de Sciences de la République Orientale d'Uruguay, cette rumeur s’est répandue et amplifiée dans les médias. Le Pr Larrosa a, en personne, démenti être à l’origine de l’information initiale mais en parallèle, plusieurs études publiées dans des revues scientifiques sont venues alimenter ce bruit. Afin de comprendre les fondements scientifiques d’une telle rumeur, un Groupe d’experts français a analysé l’ensemble de la littérature scientifique disponible à ce sujet et a publié dans le Bulletin du Cancer les conclusions de ses recherches. Parmi les articles étudiés, la majorité est peu rigoureuse sur le plan méthodologique et n’apporte pas de réponses aux questions posées. Une seule étude importante publiée par le Journal of the National Cancer Institute en 2002 a analysé une population de plus de 1 600 femmes (813 femmes atteintes de cancer du sein et 793 témoins indemnes) dans laquelle 90 % des sujets utilisaient des déodorants. Cette seule étude, menée avec rigueur sur le plan méthodologique, confirme l’absence d’un lien entre l’utilisation d’anti-transpirants et le cancer du sein. Ces conclusions rejoignent celles des Autorités de Santé française et américaine. L’analyse approfondie de l’ensemble des données disponibles n’a pas permis d’identifier un caractère nocif des sels d’aluminium. Ainsi, l’utilisation d’anti-transpirants ne constitue pas un risque de cancer du sein. Il est donc essentiel de rappeler en premier lieu les véritables enjeux de la lutte contre le cancer du sein et de continuer à sensibiliser le public à l’importance des mesures de prévention à adopter face à des facteurs de risque avérés, qui doublent – voire quadruplent – le risque de cancer du sein, tels que les antécédents familiaux, une prédisposition génétique ou encore l’âge de la première grossesse. Références : Mirick DK, Davis S, Thomas DB. Antiperspirant Use and the Risk of Breast Cancer. J Natl Cancer Inst. 2002 Oct 16; 94(20):1578-80. INCa. Comprendre le cancer du sein. Guide d’information et de dialogue à l’usage des personnes malades et de leurs proches. Janvier 2007.http://www.e-cancer.fr/les-cancers/cancers-du-sein, accédée le 12/11/2010. INCa, Ministère de la Santé et des Sports. Dossier de Presse. Dépistage Organisé du cancer du sein, Octobre rose 2010.
7. Les parabens contenus dans les déodorants et les anti-transpirants sont ils dangereux pour la santé ?
Les parabens sont des conservateurs utilisés depuis plus de cinquante ans pour leurs propriétés anti-bactérienne et anti-mycosique, dans de nombreux produits de la vie quotidienne tels que les aliments, les boissons, les cosmétiques et les produits pharmaceutiques. Malgré les rumeurs qui peuvent entourer leur utilisation, les parabens sont reconnus inoffensifs pour la santé des consommateurs aux pourcentages autorisés. Ils restent donc autorisés par la réglementation cosmétique. Il faut savoir que les parabens ne sont pas utilisés dans la très grande majorité des déodorants et des anti-transpirants actuellement disponibles sur le marché. Ceci non pas parce qu’ils sont dangereux, mais parce qu’ils sont inutiles dans les déodorants et les anti-transpirants dans la mesure où ces produits disposent déjà de propriétés d’auto-conservation grâce à leurs actions anti-bactériennes.
Lorette G. Faut-il avoir peur des parabens dans les cosmétiques ?. La Presse Médicale, février 2006 : pages ? 8. Est-il vrai que les sels d’aluminium peuvent provoquer la maladie d’Alzheimer ?
On trouve de l’aluminium très fréquemment dans notre environnement quotidien : alimentation, eau potable ou encore de nombreux médicaments, mais aussi dans de nombreux produits cosmétiques dont les anti-transpirants et les produits de maquillage. Depuis les années 60, certains chercheurs ont émis l’hypothèse qu’un lien pourrait exister entre l’aluminium et la maladie d’Alzheimer; toutefois, aucune preuve scientifique d’une telle relation de cause à effet n’a été avancée à ce jour. De très nombreuses études ont été menées sur le rôle des métaux, dont l’aluminium, dans le développement de la maladie d’Alzheimer. L’Organisation Mondiale de la Santé dans un document datant de 1998 et relatif à la qualité de l'eau de boisson, mentionne que les "données épidémiologiques et physiologiques disponibles à l'heure actuelle ne permettent pas d'attribuer un rôle étiologique à l'aluminium dans la maladie d'Alzheimer". En France, en novembre 2003, un rapport de l’Institut de Veille Sanitaire intitulé "Evaluation des risques sanitaires liés à l'exposition de la population française à l'aluminium" conclut qu' "à partir de l’ensemble des données disponibles, rien ne permet à ce jour d’affirmer que l’exposition à l’aluminium par l’eau, les aliments ou les produits de santé aux doses habituellement consommées par la population française soit associée à une augmentation de risque." Sur la base des données disponibles et en conformité avec la Réglementation Européenne en vigueur pour les produits cosmétiques, l’utilisation des anti-transpirants contenant des sels d'aluminium est sans risque pour la santé des consommateurs.
Références : Institut de Veille Sanitaire. Aluminium. Quels risques pour la santé. Synthèse des études épidémiologiques. Volet épidémiologique de l’expertise collective InVS-Afssa-Afssaps 2003. Afssa, Afssaps, Institut de Veille Sanitaire. Evaluation des risques sanitaires liés à l’exposition de la population française à l’aluminium. Eaux, aliments, produits de santé. Novembre 2003.
Problèmes de transpiration au quotidien
9. Comment réguler une transpiration excessive (hyperhidrose) ?
L’hyperhidrose idiopathique correspond à la production excessive de sueur, permanente et symétrique, des paumes, des plantes et des aisselles. Indépendante de la thermorégulation, elle est déclenchée et majorée par l’émotion, le stress, à la suite de la stimulation des fibres sympathiques cholinergiques post-ganglionnaires. En raison de son importance, certains sujets subissent un véritable handicap dans la vie relationnelle (échange de poignées de mains impossible), de même que dans la vie professionnelle. Dans le cas d’une hyperhidrose localisée au niveau des aisselles et des plantes de pieds s’ajoute l’inconfort d’odeur désagréable, conséquence des dégradations biochimiques locales induites par des bactéries. Pour supprimer ces mauvaises odeurs, trois méthodes ont été privilégiées : masquer l’odeur par des parfums plus puissants, limiter la flore bactérienne locale ou interrompre l’excès de production de sueur. Talc, alun et tanin officinaux en poudres neutralisent l’excrétion de sueur mais disparaissent progressivement des infirmeries au profit des anti-transpirants modernes. Grâce à leurs effets anti-transpirants et antibactériens reconnus, les sels d’aluminium restent le traitement de référence des hyperhidroses discrètes. L’ionophorèse, les traitements chirurgicaux ou l’injection de toxines botuliques doivent être envisagées pour des hyperhidroses plus intenses.
10. Pourquoi transpire-t-on davantage pendant la grossesse et comment réguler ou masquer les désagréments de cette transpiration ?
Pendant la grossesse, les modifications hormonales génèrent parfois un inconfort pour les futures mamans. En effet, les glandes sudoripares sont parfois beaucoup plus actives, ce qui provoque une transpiration plus importante et des bouffées de chaleur. Cela est dû à la suractivité de la glande thyroïde et à la prise de poids. Les glandes en surrégime accroissent la sudation pour réguler la température corporelle qui augmente. La transpiration est à l’origine inodore. C’est son oxydation au contact de l’air et des bactéries de la peau qui produit cette odeur désagréable.
• La règle de base est bien entendu d’avoir une hygiène corporelle irréprochable au quotidien. Préférez un savon au PH neutre. • Prenez des douches tièdes, plutôt que des bains chauds • Appliquez un déodorant ou un antitranspirant sur peau propre et totalement sèche. Vous pouvez ajouter un peu de talc, cela absorbera l’excès de sueur et pourra éviter les irritations de la peau. • L’épilation permet de limiter le développement de bactérie, qui provoque les mauvaises odeurs de la transpiration. • Préférez les vêtements en coton ou en lin à la laine ou aux matières synthétiques, et de préférence des vêtements à coupe ample. • Mieux vaut superposer plusieurs couches fines pour que la peau respire plutôt que d’enfiler une grosse épaisseur de vêtement. • Si vous transpirez particulièrement la nuit, pensez à recouvrir votre oreiller d'une serviette éponge et à dormez légèrement couverte (un drap absorbera la transpiration) et aérez régulièrement votre chambre.
Enfin, si malgré ces recommandations, la transpiration reste excessive, consultez votre pharmacien, des traitements homéopathiques existent.
11. Pourquoi transpire-t-on davantage à l’adolescence et comment réguler ou masquer les désagréments de cette transpiration ?
Avant l’adolescence, la transpiration, qui joue un rôle essentiel dans la thermorégulation, est seulement produite par les glandes sudoripares eccrines. Composée principalement d’eau, cette production ne génère vraiment que peu d’odeur(1).
Références : (1) Structures des annexes cutanées. Comprendre la peau. Histologie et histophysiologie de la peau et de ses annexes. Ann Dermatol Venereol 2005 ;132 :8S33-8S46.
12. Existe-t-il des différences entre la transpiration féminine et masculine ?
La fonction sudorale diffère sur certains points entre l’homme et la femme :
En conclusion, les hommes semblent en capacité de produire une quantité plus importante de sueur que les femmes, à l’origine et d’une thermorégulation plus efficace en cas d’effort physique.
Références :
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