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Sels d’aluminium : quels risques sur la santé ?

L’utilisation de l’aluminium dans de nombreux produits d’usage quotidien soulève...

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Mercredi, 05 Janvier 2011 10:09   

Déodorants et anti-transpirants : quelles différences ?

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Si les déodorants existent depuis le milieu du siècle dernier, leur utilisation s’est largement répandue aux Etats Unis à partir des années 1950, en particulier avec la mise à disposition de nouveaux formats plus pratiques. Les anti-transpirants ont, quant à eux, fait leur apparition en France à la fin des années 90. Aujourd’hui, l’utilisation d’un déodorant ou anti-transpirant est devenue un geste quotidien pour la plupart de nos contemporains. Mais quelles différences existe-t-il entre ces deux produits cosmétiques ?

Définitions (1-5)

Déodorant

  • Une fonction unique : réduire les odeurs corporelles

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Les déodorants n’ont aucune action régulatrice du flux de la transpiration.

Anti-transpirant

  • Une double fonction : réduire les odeurs corporelles + réguler la transpiration

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Les sels d’aluminium contenus dans les anti-transpirants se dissolvent dans la sueur en laissant une fine pellicule de gel sur les glandes sudoripares. Cette pellicule permet de réduire le flux de transpiration pendant un certain nombre d’heures après l’application de l’anti-transpirant.


Composition complète : en plus du parfum et des actifs anti-bactériens ou anti-transpirants, les déodorants et anti-transpirants intègrent de nombreux autres composants, qui varient selon les formats de produits.

Les formules aérosol ou bille contiennent généralement de l'Aluminium Chlorohydrate, alors que les formules sticks, gels et autres produits solides contiennent plutôt un sel d’aluminium de type Aluminium Chlorohydrate Zirconium Glycine complexe.

Innocuité : tous ces ingrédients font l’objet de contrôles très rigoureux, l’ensemble de ces produits devant satisfaire à des règles de sécurité très strictes avant commercialisation auprès des autorités réglementaires des pays Européens. L’Afssaps* (4) et la FDA** (5) ont respectivement attesté en 2005 et 2006 qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucune preuve qu’un composant des déodorants / anti-transpirants puisse induire un cancer du sein et se sont prononcés en faveur de l’innocuité des produits cosmétiques contenant de l’aluminium.

*Afssaps : Agence française de Sécurité Sanitaire pour les Produits de Santé

**FDA : US Food and Drug Administration

Références :

(1) Unilever. Rôle des ingrédients. http://www.unilever.com/PIOTI/FR/P2.asp?selectCountry=FR&Language=FR , accédée le 09/11/2010.

(2) Unilever. Déodorants et anti-transpirants. http://www.antiperspirantsinfo.com/french/01.php, accédée le 09/11/2010.

(3) Laden K and Felger CB (Eds). Antiperspirants and Deodorants 2nd Edition. NY and Basel: Marcel Dekker Inc (Cosmetic Science and Technology Series, vol 20), 199

(4) Afssaps. Evaluation du risque lié à l’utilisation des aluminiums dans les produits cosmétiques. Vigilances février 2006-Bulletin n°31: 3.

(5) National Cancer Institute (NCI). Antiperspirants/deodorants and breast cancer : questions and answers. http://www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/Risk/AP-Deo, accédé le 15/12/2010.

En savoir plus : les mécanismes de la transpiration (1-7)

La transpiration est un phénomène naturel qui permet de réguler la température corporelle. Elle résulte de l’activité des glandes sudoripares.

Les glandes sudoripares

Les glandes eccrines

  • 2 à 5 millions au total
  • Réparties sur toute la surface de la peau, très abondantes au niveau des paumes et des plantes, et abondantes au niveau du dos des mains et du cuir chevelu.

Les aisselles ne représentent que 3 % de la surface totale de la peau

et ne contiennent que 1 % des glandes sudoripares totales du corps.


• Stimulées par la chaleur ou l’exercice physique, elles sécrètent un liquide composé à 99 % d’eau : la sueur.

Référence « http://www.antiperspirantsinfo.com/french/01a.php>

Les glandes apocrines

  • Présentes dans des régions déterminées de l’organisme (creux axillaire ou aisselles, pubis, scrotum, petite lèvre, région péri-anale, conduit auditif externe, paupières) et toujours annexées à un follicule pilo-sébacé.
  • Elles secrètent un produit opaque, gras, alcalin et généré lors d’un stress ou d’une émotion. Décomposé à la surface de la peau par des bactéries, il est à l’origine des odeurs de transpiration corporelle.

Les glandes sébacées

Elles sont pour la plupart annexées aux poils. Leur produit de sécrétion, le sébum est lipidique. Il est déversé dans le canal excréteur de la glande sébacée puis dans le conduit pilo-sébacé.

Le sébum sécrété par les glandes sébacées peut se mélanger à la sécrétion des glandes apocrines et participer ainsi à la production d’une odeur souvent ressentie comme désagréable, en rapport avec la dégradation des substances stagnantes sur la surface cutanée.

Le processus de transpiration

  • La transpiration est un mécanisme essentiel de thermorégulation qui contribue à maintenir la température du corps aux environs de 37°C au cours d’un effort musculaire ou d’une chaleur ambiante élevée.
  • La sudation est un phénomène qui consiste essentiellement à évacuer de la chaleur (thermolyse) grâce au phénomène d’évaporation d’eau à la surface de la peau. L’évaporation de la sueur est possible au niveau de la peau par l’augmentation de la température cutanée liée à une augmentation du débit sanguin. C’est le moyen le plus efficace pour dissiper la chaleur à condition que l’air au contact de la peau soit capable d’absorber de la vapeur d’eau c’est-à-dire qu’il soit chaud et pas trop humide.


Ce n’est pas la production de la sueur qui contribue au refroidissement du corps mais au contraire son évaporation qui, au cours de la phase de transition liquide-gaz, va absorber le surplus d’énergie thermique et générer ainsi un refroidissement à la surface de la peau.


  • Une sécrétion sudorale normale est principalement composée d’eau et d’électrolytes, dont les principaux sont le chlorure de sodium, le potassium, et les bicarbonates. Elle contient également des composés inorganiques tels que de l’acide lactique, de l’urée et de l’ammoniac.
  • Son volume représente entre 500 ml et 1 litre d’eau par 24 heures. Toutefois, des pertes journalières beaucoup plus importante, de l’ordre de 5 à 10 litres d’eau par voie sudorale peuvent survenir en environnement sec et chaud ou dans le cadre d’exercices musculaires intenses. (7)


Au niveau des aisselles, la transpiration n'est en moyenne que de l’ordre de 0,006 litre d'eau par jour. Compte tenu du faible pourcentage de sueur secrétée au niveau des aisselles, l’utilisation d’anti-transpirants réduit le flux de transpiration sous les bras sans porter atteinte aux capacités de régulation de température du corps.


Glandes sudoripares et mécanisme de transpiration (1,2)

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Références :

(1) Unilever. Déodorants et anti-transpirants. http://www.antiperspirantsinfo.com/french/01a.php, accédée le 10/11/2010.

(2) Laden K and Felger CB (Eds). Antiperspirants and Deodorants 2nd Edition. NY and Basel: Marcel Dekker Inc (Cosmetic Science and Technology Series, vol 20), 1999.

(3) Groscurth P. Anatomy of Sweat Glands and Pathophysiology of Sweating. In: Kreyden OP, Boni R, Burg G (Eds). Hyperhidrosis and Botulinum Toxin in Dermatology. Current Problems in Dermatology. Basel : Karger, 2002; 30: 1-9.

(4) Burry JS, Evans RL, Rawlings AV, Shiu J. Effect of antiperspirants on whole body sweat rate and thermoregulation. International Journal of Cosmetic Science 2003; 25: 189-192.

(5) Structures des annexes cutanées. Comprendre la peau. Histologie et histophysiologie de la peau et de ses annexes. Ann Dermatol Venereol 2005 ;132 :8S33-8S46.

(6) Les grandes fonctions de la peau. Comprendre la peau. Fonction sudorale. Ann Dermatol Venereol 2005 ;132 :8S49-8S68.

(7) Ministère de la Santé et des Sports. Fiche 4-1 Physiologie. Recommandations canicule 2009.http://www.sante-sports.gouv.fr/fiche-4-1-physiologie.html, accédée le 10/11/2010.