|
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L’utilisation d’antitranspirants ne constitue pas
un risque de cancer du sein Un Groupe d’experts présente les conclusions de son étude
de l’ensemble des données de la littérature scientifique
Véritable problème de santé publique, le cancer du sein est l’objet de rumeurs médiatiques et de spéculations scientifiques quant aux facteurs qui favorisent sa survenue chez les patientes. Ainsi est née l’hypothèse selon laquelle l’utilisation des antitranspirants à base de sels d’aluminium constituerait un facteur de risque de cancer du sein.
Un Groupe d’expert en cancérologie spécialement créé à cette occasion vient de publier une analyse des données de la littérature scientifique disponibles et rejoint la position de la communauté scientifique internationale, des autorités de santé française et américaine qui rejettent cette hypothèse scientifique, infondée et délétère pour la prévention des vrais facteurs de risque et les campagnes de dépistage du cancer du sein.
Touchant près d’une femme sur 10 en France, le cancer du sein est le plus fréquent et la première cause de mortalité par cancer chez la femme. Face à ce problème de santé publique, inquiétant les médias et les patientes, diverses équipes scientifiques se sont penchées sur la question des facteurs de risque de cette pathologie.
Partant du constat d’une incidence élevée de cancers du sein dans le quadrant supéro-externe, localisation proche de la surface habituelle d’application des déodorants / antitranspirants, plusieurs chercheurs ont émis l’hypothèse d’un lien possible entre les sels d’aluminium de ces produits d’hygiène et le développement de cancers du sein. Certains articles publiés dans des revues scientifiques ont ainsi alimenté une rumeur récurrente, colportée initialement sur Internet et relayée par les médias, incriminant les sels d’aluminium des déodorants / antitranspirants.
Afin d’apporter aux médecins, aux patientes et au Grand Public, une information juste, un Groupe de réflexion en cancérologie1, constitué d’experts de renommées nationale et internationale, vient de réaliser une analyse de l’ensemble de la littérature scientifique en rapport avec le problème posé, selon une méthodologie reconnue et utilisée lors de l’élaboration des référentiels nationaux dans le cancer du sein ; et ceci, dans le but de répondre aux trois questions suivantes :
1. L’utilisation des déodorants / antitranspirants a-t-elle une incidence sur l’augmentation du risque de cancer du sein ? 2. Y a-t-il un lien de causalité ? 3. Existe-t-il des preuves biologiques ? Les données scientifiques ont été recherchées de façon systématique dans la base PubMed® (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez) à l’aide d’équations de recherche standardisées. Cinquante-neuf études issues de la recherche bibliographique ont été passées en revue et dix-neuf articles de méthodologies diverses ont été retenus pour une analyse approfondie.
Après 6 mois de travail, le Groupe d’experts publie dans le Bulletin du Cancer2 ses premières conclusions, à savoir qu’aucune étude évoquant le risque n’est valable méthodologiquement parlant et que la seule étude scientifique menée avec rigueur, publiée dans le « Journal of the National Cancer »3, n’a montré aucun lien entre le cancer du sein et l’utilisation d’antitranspirants ou le rasage des aisselles.
Selon les experts du Groupe de réflexion, l’hypothèse même d’un lien de causalité entre le développement de cancers du sein chez de nombreuses femmes et la présence de sels d’aluminium dans les antitranspirants qu’elles utilisent, est une hypothèse sans fondement, qui ne satisfait aucun des critères4 permettant d’établir scientifiquement un lien de causalité entre un éventuel facteur de risque et une pathologie. Il n’existe, par conséquent, aucun lien avéré entre l’utilisation d’antitranspirants et le cancer du sein ; il ne subsiste pas même d’hypothèse de recherche valable sur le plan scientifique.
Ces nouvelles conclusions concordent avec celles de la communauté oncologique internationale5 et des autorités de santé française (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé)6 et américaine (Food and Drug Administration)7 qui ont également réalisé une expertise approfondie de l’ensemble des données scientifiques disponibles et pris position en faveur de l’innocuité des antitranspirants contenant des sels d’aluminium.
Le développement de rumeurs, comme celle incriminant les antitranspirants, est favorisé par la méconnaissance des femmes quant aux vrais facteurs de risque : ces rumeurs et cette méconnaissance ont pour effet délétère de les détourner des attitudes de prévention face à ces facteurs avérés, qui doublent – voire quadruplent – le risque de cancer du sein, tels que les antécédents familiaux, une prédisposition génétique ou encore l’âge de la première grossesse.
Plutôt que d’alarmer les femmes avec des hypothèses non fondées, il apparaît donc essentiel de les sensibiliser sur l’importance de la prévention et l’intérêt du dépistage, en relayant les campagnes d’information mises en place par les autorités, les institutions et les associations de patients pour mieux lutter contre ce fléau. Pour plus d’informations sur les déodorants / antitranspirants, consulter le site Internet : www.antiperspirantsinfo.com
UNILEVER mobilise depuis plus d’un siècle, ses hommes et son énergie pour garantir la sécurité de ses produits. En tant qu’acteur industriel responsable et leader mondial de la commercialisation de déodorants/antitranspirants, l’entreprise a tenu à initier un échange avec les experts et les professionnels de santé et à apporter son soutien au groupe de travail afin de faire le point sur le risque véritable lié à l’utilisation de ces produits et le cancer du sein.
1 Groupe de réflexion « Cancer du sein et facteurs de risque (déodorants / antitranspirants) » :
|