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L’utilisation d’anti-transpirants ne constitue pas un risque de cancer du sein |
| Grand Public - Les rumeurs : sels d'aluminium et cancer du sein | |
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Nous avons tous reçu ce mail de la part d'un proche : l'utilisation de déodorants et d'anti-transpirants combinée au rasage des aisselles favoriserait le développement du cancer du sein, tout ceci soit disant appuyé par des sources médicales. Voici l'analyse de cette rumeur.
D’où vient cette rumeur ?Plusieurs articles Internet et un e-mail signé par G. Larrosa, Professeur au Département de Biologie Cellulaire de la Faculté de Sciences de la République Orientale d'Uruguay ont contribué à répandre cette rumeur. Le Pr Larrosa a, depuis, personnellement démenti être à l’origine de cette information. Pourquoi ne faut-il pas se fier à cette rumeur ?Plusieurs résultats d’études publiées dans des revues scientifiques sont venus conforter la rumeur. Leurs méthodologies peu rigoureuses ont été largement contestées par l’ensemble de la communauté scientifique internationale et ne permettent pas d’identifier un composant responsable. Quelles sont les preuves à l’encontre de la rumeur ?Une seule importante étude publiée par le Journal of the National Cancer Institute en 2002* a analysé une population de plus de1600 femmes (813 femmes atteintes de cancer du sein et 793 témoins indemnes) dans laquelle 90 % des sujets utilisaient des déodorants. A ce jour, les anti-transpirants ne font pas partie des risques identifiésUn Groupe d’experts français a analysé l’ensemble de la littérature scientifique disponible à ce sujet et a récemment publié dans le Bulletin du Cancer les conclusions de ses recherches. Parmi les articles étudiés, beaucoup sont peu rigoureux sur le plan méthodologique et n’apportent pas de réponses aux questions posées. La seule étude valable méthodologiquement est donc celle publiée par le Journal of the National Cancer Institute en 2002, qui confirme l’absence de lien entre le cancer du sein et l’ultilisation d’anti-transpirants. Ainsi, l’utilisation d’anti-transpirants ne constitue pas un risque de cancer du sein.
« L’hypothèse selon laquelle l’utilisation des anti-transpirants pourrait entraîner une accumulation de toxines dans l’organisme n’est pas fondée : les « présumés responsables » pourraient être les sels d’aluminium, substances entrant dans la composition des cosmétiques. Mais l’analyse des données scientifiques disponibles ne montre aucun lien entre ces substances et le cancer du sein. » « En aucun cas, les données actuellement disponibles ne permettent d’établir un lien de causalité entre l’utilisation des anti-transpirants et l’incidence du cancer du sein. L’étude plus précise des habitudes de vie communes des femmes souffrant d’un cancer du sein permettrait sans doute de découvrir que la plupart d’entre elles utilisent un sèche cheveux, regardent la télévision… Serait-il pour autant raisonnable de conclure que ces habitudes peuvent être tenues pour responsables du cancer du sein ? »
* Mirick DK, Davis S, Thomas DB. Antiperspirant Use and the Risk of Breast Cancer. J Natl Cancer Inst. 2002 Oct 16; 94(20):1578-80.
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